Comment étais-tu habillé·e ?

Si seulement on pouvait empêcher le viol
juste en changeant de vêtements

Mary Simmerling

Le Planning familial Faculté d’Aimer et Arte-Fac ASBL, en partenariat avec le Sexual Assault Prevention and Education Center de l’université du Kansas (USA), vous proposent l’exposition « Comment étais-tu habillé·e ? ».

Cette exposition si particulière se veut être une pierre apportée à l’édifice du difficile travail de sensibilisation à l’égard des violences sexuelles.

Depuis plusieurs années, la violence sexuelle est étudiée par des ONG, des associations et par des instances politiques. A travers les résultats de leurs études, nous pouvons voir, entre autres, qu’en Europe, quasiment une personne sur deux a été victime de violence sexuelle jugée « grave »1, qu’une femme sur quatre a été forcée par son conjoint, ou encore qu’une personne sur dix pensent que des rapports sexuels sans consentement sont justifiés si la victime est ivre ou habillée de façon aguicheuse2.

La présente exposition vous présentera des témoignages forts de sens et sincères, sans tomber dans le voyeurisme. L’objectif est de vous présenter de courts récits de victimes à travers lesquels il est possible de montrer à quel point les agresseurs sont souvent des proches de la victime. Par ailleurs, ces témoignages tendent à lutter contre les arguments fallacieux de la Culture du viol.

La Culture du viol est un concept sociologique utilisé pour qualifier un ensemble de comportements et d’attitudes partagés au sein d’une société donnée qui minimiseraient, normaliseraient voire encourageraient le viol. Or, justifier l’acte de violence sexuelle par le comportement ou la tenue de la victime, c’est dédouaner l’agresseur de sa responsabilité, c’est accabler la victime une deuxième fois.

Tu veux aborder ce sujet avec des professionnels pour t’informer, poser des questions ou simplement pour parler ? N’hésite pas à prendre contact avec :

  • Le planning familial Faculté d’Aimer

  • SOS Viol

    • Une écoute téléphonique gratuite et dans l’anonymat

    • tél. : 0800 98.100

  • Télé-accueil

    • Vous avez besoin de soutien ? Vous souhaitez parler ? Appelez le 107.

    • Le numéro du télé-accueil est accessible gratuitement jour et nuit ; les appels sont anonymes et n’apparaissent pas sur la facture de téléphone.

 

En 2014, Amnesty International et SOS Viol ont réalisé un sondage qui montrait que 46 % des personnes interrogées (hommes ou femmes) ont été victime de violence sexuelle jugée « grave », tandis que 25% des femmes interrogées se sont fait imposer des relations sexuelles forcées par leur conjoint

https://www.amnesty.be/camp/droits-des-femmes/le-viol-en-belgique/article/faits-et-chiffreslang=fr

2 En 2016, la Commission Européenne a commandé une étude sur la question de la violence de genre. Au sein de celle-ci, il est possible de voir que les personnes interrogées pensent que des rapports sans consentement : sont justifiés si la personne est ivre ou sous l’effet d’une drogue (12%) ; si elle se rend volontairement chez quelqu’un (11%) ; si elle porte une tenue légère, provocante ou sexy (10%) ; si elle ne dit pas clairement non ou ne s’y oppose pas physiquement (10%).

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