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À l’heure d’Alma #4

Chaque mois, retrouvez la nouvelle chronique d’Arte-Fac, « À l’heure d’Alma », qui partage une discussion enrichissante entre Arte-Fac et un acteur du campus d’Alma venu visiter une de nos expositions ou participer à un de nos évènements. Deux questions lui sont posées : qu’est-ce que tu vois ? Qu’est-ce que l’œuvre te fait ressentir ?

Mardi 14 février, 11h30.

Depuis une semaine, l’Espace Arte-Fac accueille les œuvres du photojournaliste belge Roger Job dans le cadre de l’expo “Labeur dans l’âme” imaginée avec l’Ecole du Travail de l’UCLouvain. Ses photographies représentent des enjeux contemporains du monde du travail à travers des travailleurs.euses en chair et en os.

Les membres de l’équipe du service de gestion technique du patrimoine de Woluwe (GTPW) en charge des espaces extérieurs, Tatiana de Radzitzky (responsable), Franck Delwiche (chef d’équipe), Hervé Haeck et Giuseppe Spera (équipe) ont accepté de nous parler d’une des photographies qui a attiré leur regard. 

Franck, Hervé et Giuseppe se sont attardés sur les photos représentant la nature, dans lesquelles ils se sont sentis représentés.

La photo qui a le plus marqué Franck Delwiche est celle de dépeignant Salomé, Benjamin et Justin préparant des semis à la ferme de Desnié, un lieu conçu selon les principes éthiques de la permaculture. 

© Photo : Roger Job

Je vois la nature, la vie, les mauvaises herbes, les arbres. Les personnes sont en train de planter. Ce sont des personnes qu’on ne voit pas mais pourtant, sans eux, on ne sait rien faire. Ce sont des personnes qui ne vont pas faire de bruit, alors qu’ils font un travail difficile. On est bien placé pour le savoir même si nous, en tant que jardiniers, on aime bien notre boulot, pouvoir travailler en extérieur.

Quand tout ce qui nous entoure aura disparu, c’est ça qu’on fera. On retournera au tout début, avant l’ère de la machine.  Bientôt, il n’y aura plus rien et on recommencera alors par la base, par ce qui est essentiel c’est-à-dire ce qu’on voit sur la photo. Après les guerres, les catastrophes, on repartira de zéro et l’être humain pourra recréer quelque chose de bien – pour ensuite refaire probablement les mêmes erreurs. 

Hervé Haeck trouve particulièrement belle la photo représentant Sébastien, arboriste grimpeur et élagueur.

© Photo : Roger Job

Cette photo me parle car on est un peu représenté. C’est bien. Esthétiquement, avec la petite fumée et le brouillard c’est très joli. Je trouve que c’est une belle photo. A gauche, je vois une espèce de structure pas très belle qui crée un contraste avec la nature autour. Ici, on ne grimpe pas beaucoup aux arbres. On ne peut plus. C’est compliqué au niveau de la sécurité et les assurances sont très chères. C’est devenu un travail spécialisé.  

Giuseppe Spera a flashé sur la photographie montrant Fred, ouvrier agricole qui guide une moissonneuse batteuse dans une terre emblavée en moutarde.

© Photo : Roger Job

J’aime cette photo car elle représente une période de récolte. C’est la période où tu peux récolter le bénéfice de ton travail. En Italie, je cultivais des céréales, c’était mon boulot. C’est une période de merci à Dieu car les céréales que tu récoltes, c’est ce qui permet de vivre aussi tout le reste de l’année. Ici, je fais le jardinier. Je suis toujours dehors, dans la nature. Nous on aime bien notre boulot de jardinier. Si je devais travailler toute la journée dans un bureau, je ne me sentirais pas bien. J’aime être dehors, nettoyer les mauvaises herbes, couper les branches qui sont cassées.

C’est bien d’utiliser la machine pour la récolte même s’il faut essayer de trouver le juste équilibre. Faire tout le travail à la main, c’est trop compliqué. Faire la récolte à la main comme le faisait mon grand-père, c’était vraiment lourd. La machine est plus pratique, ça va plus vite. Il y a moins de risque sur le produit car parfois, le temps change vite et cela peut abîmer le blé si on le récolte pas d’un coup au bon moment. Mais tu es tout seul dans ta machine. Il ne faut pas trop d’évolution non plus car alors la machine coûte trop cher à entretenir. 

Tatiana de Radzitzky a choisi les deux photos décrivant Joëlle, aide-familiale chez Aide & Soins à domicile accompagnant Madame H.  

© Photo : Roger Job

J’ai choisi ces deux images pour la notion d’équipe et de compagnonnage qu’on peut avoir au travail. Des vingt ans que je travaille sur le site, il y a de beaux encouragements et de belles choses qui se passent entre collègues alors qu’on ne se serait pas connus si on avait pas travaillé là. Tout n’est pas toujours rose mais il y a moyen d’aller dans des situations où on se porte vers le haut et on s’encourage. J’ai vraiment de la chance avec mon équipe et ceux qui sont passés dans l’équipe car il y a toujours eu de la bonne entente et du soutien entre nous. 

Et vous, qu’est-ce que l’exposition vous a fait ressentir ? Partagez avec nous en commentaire vos impressions et vos réflexions.

L’exposition « Labeur dans l’âme » de Roger Job est à découvrir jusqu’au 10 mars 2023. 

https://twt.obscura.io/Roger-Job

https://twitter.com/Job_press

Job (@jobroger) • Photos et vidéos Instagram

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